Les Copains 2009, ma course.

Publié le par eric


15 jours après l'Ardechoise, mon nouveau rendez vous avec les cyclosportives était dans le Puy de Dôme, à Ambert pour les Copains.
J'avais déjà fait cette épreuve en 2007 et en avais gardé un très bon souvenir.

Pour gagner quelques précieuses minutes de sommeil, je suis venu la veille et j'ai planté ma toile de tente tout près du départ, accompagné cette fois ci par mon père.
Ambert n'est qu'à 1 heure de chez moi, mais j'aime bien être sur place le matin de l'épreuve. C'est toujours un facteur de stress en moins...

Mais ce soir, c'est encore une fois, c'est la météo qui prend 80 % de nos sujets de conversation.

Après la pluie des 1000 bosses, le vent violent des Coeurs du forez, le vent et le froid de l'Ardechoise, cette fois ci c'est les orages qui menacent la course demain....... GRRRRR!!!!! décidément, jamais la grosse chaleur me viendra en aide !!!

Le réveil sonne à 5 h 40, les nouvelles du ciel sont encourageantes, du moins pour un futur très proche, nous déjeunerons au sec.

Gâteau de chez Decathlon, café et on s'habille.

Je n'ai pas un dossard prio, mais le n°272, soit juste derrière le box prio. Il faut donc que je sois très tôt sur la ligne de sorte à être très bien placé.

Mais je prends le temps de m'échauffer un quart d'heure, car le départ est en bosse, et je compte partir le plus vite possible.

J'arrive dans les tous premiers sur le départ, tant mieux, je vais patienter jusqu'à 8 heures.

Je suis prêt. Pour cette cyclo, pas de gestion, comparé à l'Ardechoise, je vais partir à bloc, sans trop réfléchir, et me glisser dans un groupe pour le tenir jusqu'au bout, voilà la tactique du jour. je pense mettre dans les 5 h 15, donc la gestion est moins importante que pour l'Ardechoise et ses 7 h 30 d'effort.

Le départ est donné à 8 h 00, comme prévu je pars à bloc, mais je ne parviens pas à rentrer sur le groupe de tête qui est à 200 m. de moi...

Je roule très vite dès les premières pentes du col des Supeyres, comme prévu, un groupe se forme. A ce moment nous sommes dans le second peloton, mais cette remarque me fait souvent marrer :
En effet, le premier peloton est constitué d'une soixantaine de gars. Il est vrai qu'à ce moment précis je suis dans le second groupe, mais dans quelques km, le premier se sera certainement coupé en 2 voir plus... et nous serons alors dans le 3ème, 4 ème voir 5 ème groupe... pourtant dans mon peloton j'ai sans cesse entendu "on est dans le second groupe...".

Bref, le col des supeyres se passe très bien, mais je me suis bien fait mal tout de même. le cardio était sans cesse en résistance, voir avec des passages à bloc (soit de 90à 100 % - de 180 à 190 bpm pendant 40 minutes...).

C'est à partir de là que je vais voir si :
- j'ai récupéré de l'Ardechoise,
- j'ai progressé depuis les Coeurs du Forez, derniere cyclo faite "en gros rythme" dès le départ.

Passage au col du Barracuchet (en fait nous tournons à droite direction St Antheme 500 mètres avant le col précisément).
Puis le col des Limites.
Le rythme c'est calmé maintenant que le groupe c'est formé et que nous n'apecevons plus personne devant. Ça roule fort cependant, je suis régulièrement en dessus de mon seuil d'endurance haute (88%).

La difficulté suivante est le col des Dansadoux. A partir de là, je ne connais pas le circuit. Je me calme aussi sur le plan de la générosité de l'effort, car j'imagine que dans mon peloton d'une trentaine d'unité, la majorité va bifurquer sur le parcours moyen (123 Km).

J'ai de très bonnes sensations, nous arrivons à Tonvic, lieu de la séparation entre moyen et grand circuit. Nous nous retrouvons 14. c'est une bonne surprise.
La mauvaise nouvelle, c'est que nous nous dirigeons vers un énorme foyer orageux...

Le parcours est désormais casse pattes, j'ai horreur de ça, mais je m'accroche. Les sensations sont toujours très bonnes et je sais désormais que je suis dans un bon jour, et que j'ai parfaitement récupérer de l'Ardechoise.

Mais à l'approche de Fournols, un déluge s'abat sur nous.
Une pluie énorme, des bourrasques de vent, le tonnerre. LA GALERE !!!

La descente sur Cunlhat est horrible pour moi.
En effet, depuis une chute sur le mouillé, en février 2008, je perds tout mes moyens dans les descentes sur chaussée humide.... et là, c'est sur une rivière que nous descendons. Les freins sont quasi inexistant, je m'accroche comme je peux, mais j'use une énergie phénoménale pour suivre le groupe. Ce n'est plus du vélo... c'est du rafting !!!

Vient ensuite une partie de "montagnes russes". 1 km de montée, 1 km de descente. Des trombes d'eau tombent encore sur nous. Le froid se mêle à la partie maintenant...
Dans les petites parties descendantes, je perds 200 mètres, et je roule à bloc dans les petites bosses pour revenir... Je m'épuise... mais plus que tout, je ne m'alimente plus depuis maintenant plus d'une heure...

Et ce qui devait arrivé arriva. Je me prends la fringale de l'année, celle qui te cloue au sol, celle qui te donne envie de gerber et qui fait que tu ne peux  plus rien avaler... c'est l'horreur.

Il ne reste qu'une difficulté, je suis dégoûte. Je ne peux suivre le rythme de mon groupe réduit à 6 gars. En plus ça accélère car devant un groupe en difficulté apparaît.
C'est vraiment dommage, je suis dépité. Mais impossible de remettre du carburant, rien ne passe, j'ai même 1 ou 2 fois faillit vomir.

Dans la derniere bosse, je suis à 7 km/h sur du 4 %... je me fais doubler par une quinzaine de gars, et juste avant la bascule vers l'arrivée, Hervé Lamouroux, un pote de mon club, me rejoint. Il m'encourage, on finira ensemble.

Au final, je termine en 5 h 13 et des brouettes sur mon chrono perso. 64 ème.

Je suis très déçu d'avoir "paniqué" comme une gonzesse dans la partie sous le déluge... mais je ne pouvais pas faire autre chose que me concentrer à 100 % sur mes trajectoires, et y laisser une énergie folle.

J'ai perdu, c'est sûr, au moins 15 places dans le final, mais c'est la course et c'est ma faute... malgré tout je reste satisfait de ma perf.

Je vous invite à lire mon évaluation de cette magnifique cyclosportive "les copains" via ce lien : EVALUATION LES COPAINS 2009 .

Maintenant pour moi, c'est repos total cette semaine, puis reprise en douceur le week-end du 11 au 14 juillet. 

Publié dans Saison 2009

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deconihout 11/07/2009 11:53

salut quel diferense entre le classement temps reel temps moyen? mreci

eric 11/07/2009 13:55


Aux Copains, le classement est établi en fonction de l'heure de départ soit 8 h 00. Et c'est la même pour tous. Ce qui veut dire que celui qui part loin derrière et qui franchi le départ 10 minutes
après les premiers, a déjà un handicap de 10 minutes...
Cette façon de classer les cyclistes a l'inconvénient d'handicaper les gars qui partent de loin.
Mais l'avantage est que le premier qui franchi la ligne est obligatoirement le premier au classement.
En opposition, on a par exemple l'Ardechoise qui prend pour le classement le temps réel de chaque cyclo, c'est a dire le chrono se déclenche individuellement dès que tu passes le départ.
Mais là, celui qui franchi la ligne en premier n'est pas obligatoirement le vainqueur. Si on prend un exemple simple :
Le jour ou Contador décide de faire l'Ardechoise, s'il démarre 1 heure après les autres, mais qu'il met 6 h00 alors que celui qui franchi en premier la ligne a mis 6 h 30... en levant les bras...
tu comprends le malaise.
Pour les copains comme pour la plupart des cyclosportives, c'est donc le temps "moyen" c'est a dire le même départ pour tous, qui compte pour le classement.
Injuste pour certains, parfait pour d'autre.
Dans le cas de l'Ardechoise, c'est plus un contre la montre individuel de milliers de cyclos....
Dans le cas des Copains, c'est plus une vrai configuration de course (comme la Marmotte, l'Etape du Tour etc...)
Ton temps réel t'es donné seulement pour info.


Pascal S 09/07/2009 15:30

Salut Eric
Une course qui a été bien dure pour toi...
Perturbé par la pluie, tu oublies de manger... que veux tu, j'ai fait un peu la même bétise dans la Morzine...
Par contre, tu peux bien rester satifait de ta course, 64ème n'est peut-être pas la place dont tu rêvais, cependant 64ème/712 arrivants... c'est le premier dixième !
Bravo !
Prépare toi bien pour les épreuves suivante pour être fort mentalement, y compris quand les conditions ne te plaisent pas vraiment. Dit toi bien que si les conditions sont difficiles pour toi, elles le sont certainement aussi pour les autres coureurs !
@ bientôt

Laurent 07/07/2009 11:41

Salut Eric,

Dur de s'alimenter correctement quand on ne maîtrise pas les conditions de course. Ce coup-ci c'était la pluie, des fois c'est le rythme qui nous empêche de nous ravitailler. Le résultat est le même : le coup de bambou, inévitable.

Au moins tu auras pu t'exercer à descendre sous la flotte, ce qui est toujours délicat à travailler. Cela te sera bénéfique quand tu rencontrera les mêmes conditions sur une course future.

Bonne récup !

eric 07/07/2009 22:16


merci, en espérant ne pas recourir dans de telles conditions... j'en ai un peu marre de la pluie en course (1000 bosses et Copains...).
Vive le soleil et l'été !!!
A+