Tour Madeloc, côte Vermeille... et Tramontane !

Publié le par eric-cyclosportf

Quelle belle région, la côte Vermeille !
Collioure, Banyuls, la Tour Madeloc qui surplombe les criques ensoleillées.
Le vignoble de Banyuls et son vin liquoreux, délicieux au passage...
Argelès sur Mer et ses nombreux campings, dont le miens, piscine chauffée, mobil home confortable. En bord de mer les nombreux resto vous accueillent à bras ouvert, etc...

Bref la région est sympathique, accueillante et superbe pour le vélo.

Oui mais voilà, il faut que la Tramontane veuille bien de vous sur votre 2 roues !

Et c'était bien là mon combat, du moins le mardi 5 mai...

Mais tout à commencé le dimanche 3. Pendant que ma femme et ma fille siestaient, je décide de faire tourner les jambes 1 heure. Direction Port-vendres, via Collioure, 20 km, 190 mètres de dénivelé, rythme endurance basse, vélocité.



Collioure


Ces vacances devaient être avant tout basées sur la récup après un premier mai difficile (voir Les Badabeus 2009 dans la souffrance... ).

Mardi je décide de faire la tour Madeloc qui me surveille de tout la haut depuis mon arrivée à Argelès.

Le Vent souffle fort depuis cette nuit, mais je connais bien la tramontane, même pas peur !

Et je m'élance, échauffement jusqu'à Collioure. Je veux faire la montée de ce village, puis redescendre à Banyuls, puis demi-tour, remonter à la tour et revenir à Collioure.

Le vent souffle de plus en plus fort. La montée est splendide. On escalade par une petite route au revêtement moyen, très étroite, sous des chênes liège. Quelques virages en épingles, une très belle montée. Ça grimpe à 5/8 % environs.
Puis le paysage change brusquement, tout d'un coup tout semble dénudé, aride, brûlé par le soleil et les feux des étés précédent.


La tour nous observe, une courte descente et on remonte. On se croirait en haute montagne.
Le vent est maintenant très fort, malgré mon départ très matinal (6 h 45), je n'échappe pas aux rafales, maintenant dangereuses.
J'arrive au pied de la route qui mène à la Tour. Sens interdit ! mais je décide d'y aller quand même. je ne vais pas m'arrêter à 1 km du but.
Je m'engage, mais après avoir fait 100 mètres, de violentes rafales s'abattent sur moi. Pied à Terre !

Rien à faire ça ne passe pas ! un mur invisible au détour d'un virage, me barre la route.
On se croirait au col des tempêtes un jour de grand mistral...
La peur, ou plutôt la sagesse me fait dire qu'il ne faut pas insister... d'autant que la route est très étroite, que le ravin est tout proche.
Et c'est un peu déçu que je rebrousse chemin.
La suite me fera dire que j'avais bien raison !

Dans la descente sur Banyuls, je prends toute la route, tantôt balancé à gauche, tantôt à droite... un calvaire !

Arrivé au niveau de la mer, je me dis qu'il est inutile d'y retourner, et prend la direction d'Argelès, par la côte... ventée elle aussi...

Une très belle sortie quand même. Rythme endurance haute dans la bosse.
Sur le plan physique, je ne suis pas au top. je n'ai toujours pas récupérer des badabeus du 1 er mai. Mon cardio reste désespérément bas, quoi que je fasse...

Le jeudi je repare très tôt pour une sortie courte encore, direction la frontière espagnole par la côte Vermeille.
Cette fois ci pas de vent ou presque, mais le plafond est très bas.


Ce matin je décide de faire les 60 bornes "à bloc".
Échauffement jusqu'à Collioure soit 7 km, puis j'attaque, configuration de course. J'imagine que je suis un échappé solitaire à 50 bornes de l'arrivée.

La côte est ponctuée de petites bosses entre chaque ville : Collioures, Port-Vendres, Banyuls, Cerberes.
Je fais toutes les côtes à bloc et j'essaie de ne pas trop relâcher dans les descentes de sorte à ne jamais baisser le rythme.
Mon niveau de forme est encore "limite". Même à bloc je n'arrive pas à dépasser 90 % de ma FC...

Le paysage est magnifique, les montées pas trop raides ni trop longues et faites en puissance. Bref un bon travaille de rythme.

Arrivé à la frontière Espagnol soit au col des balitres, demi-tour par le même chemin, le compteur affiche 30 km, et le chono 1 h 01 min.
Dans le sens inverse, je ne change pas de rythme, fort dans les bosses et avec peu de relâchement dans les descentes.

J'arrive à Argelès avec 60 km au compteur, 1 h 58 d'effort.

Voilà tout pour mes sorties vélo dans sur la côte Vermeille.

Une très belle région pour le vélo. J'aurais aimer y rester plus longtemps et y faire plus de vélo... mais bon... les vacances sont les vacances, et il n'y a pas que le vélo dans la vie... y'a aussi les resto, la marche (belle rando entre Argelès et Collioure par le chemin côtier), la baignade (la mer encore un peu froide mais je ne suis pas frileux) etc...


Publié dans Saison 2009

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Phil 09/07/2009 21:40

la Tramontane et le cycliste si le coeur vous en dit à lire ici

http://vca-cyclosport.over-blog.fr/article-16004577.html

eric 09/07/2009 22:40



Un très bel article en effet, tellement vrai.



Laurent 11/05/2009 23:12

Bienvenu dans notre quotidien ! Même si nous ce n'est pas la Tramontane mais le Mistral... ces deux satanés vents se valent. En effet cela peut être très dangereux, c'est pourquoi il m'arrive de préférer une séance sur HT en plein été à une sortie à lutter contre cette force invisible qui ne cherche qu'une chose : nous jeter à terre.
Tu es bien courageux pour te baigner dès à présent ! C'est bizarre mais il me faut au moins 22°C pour que j'arrive à rentrer dans la Méditerranée alors que 16°C me suffisent dans l'Atlantique.
Au moins tu as pu profiter du beau temps en famille, c'est bien l'essentiel.

eric 12/05/2009 07:58



"Le mistral et la tramontane..." comme chantait Brassens !


J'avais ça dans la tête en grimpant Madeloc !