LA VENTOUX : Le Géant de Provence

Publié le par eric-cyclosportf

Cyclo faite en 2003/2004/2005/2006

Sport communication nous sert sur un plateaux l'une des cyclos les plus dures et les plus belles de l'hexagone. Avec en point d'orgue le Mont Ventoux par Bédoin.

Mais la course ne se résume pas qu'à l'ascension du Géant de Provence...

C'est un parcours piège, ou la gestion est primordiale, ou l'endurance est la qualité requise pour bien finir cette cyclo.


On commence par sortir de Beaume de Venise via une petite route sinueuse, ou ça frotte beaucoup aux avant-postes. On atteind vite Crillon et sa petite butte. Puis c'est la descente sur Bédoin et là, la pression monte dès les premières rampes du Ventoux. La pente est raisonnable jusqu'à Ste Estève et son célèbre virage sur la gauche, puis c'est parti pour une à deux heures de souffrance suivant votre moteur, avec un seul replat au Chalet Reynard. Une fois passé ce (petit) répit, on repart, changement brutal de paysage, on passe de la forêt au désert de cailloux. On passe parfois de la chaleur au froid et au vent violent. Le paysage est magnifique, la course est belle. Au sommet, petit coupe-vent ou feuille de journal, puis c'est la folle redescente sur Malaucène.

A la sortie du village, c'est parti pour une tranche de "montagnes russes". Pour certains, les jambes commencent déjà à brûler... ceux-ci vont passer un sale moment en fin de parcours.

Car c'est bien là le piège du circuit, il faut toujours en garder, et c'est pas simple, car l'ambiance est quand même un peu compétition, et les pelotons sont nerveux !

On arrive au col de Veaux, ou ceux préférant le petit circuit tournent à gauche et ont presque fini. Par contre pour les autres, on est loin de la fin... et la très longue, et magnifique vallée du Toulourenc va être très difficile à gérer. Autant vous dire qu'il vaut mieux être en peloton, et bien s'entendre... Le Ventoux, face nord, vous surveille. Le panorama est somptueux. Attendez vous à avoir du vent dans cette vallée, et priez pour qu'il vous avantage !

On arrive (enfin !) à côté de Montbrun et on tourne à droite, direction Sault. On retrouve de la pente jusqu'à Aurel, puis un replat, et enfin l'autre grande difficulté du jour, le long calvaire de Sault à Chalet Reynard. 20 km, jamais très durs, avec le vent, la chaleur, les bornes qui pèsent dans les jambes, et puis quoi... 20 km c'est long ... très long.... les expérimentés des longs parcours, les spécialistes des longs efforts, et les prudents passeront sans encombre cette difficulté. Pour les autres, les fougueux, les néophytes, les présomptueux, les "jours-sans"... ceux ci regretteront d'être venu !!!

D'autant plus que la course est loin d'être finie !

La descente sur Bédoin est très technique mais avec un revêtement parfait.

Après Bédoin, le col de la Madeleine, qui, seul, n'a rien d'impressionnant. mais là on donne ce qui reste. C'est court, peu pentu, attention au vent. Mais on en garde encore un peu tout de même. Il en reste 1 (encore ?). Le col de la Chaine, raide, court mais très douloureux...

Et c'est enfin la délivrance, la descente sur Beaume de Venise, et l'arrivée, hyper-merdique, sprints impossibles... dommage...

Vous l'avez compris, c'est du lourd, du costaud. La distance est de 170 km. C'est une cyclo à classer dans la catégorie "montagnes-endurance".

Coté paysage, on ne peut rêver mieux, le Ventoux, la Provence, la lavande, les vignes.... c'est magnifique.

En ce qui concerne l'organisation, sport communication nous offre encore une fois du sérieux. Circuit bien balisé, signaleurs nombreux, dangers bien indiqués.

En revanche, sur le plan des ravitos, on se plaint, dans la dernière partie du peloton, d'avoir que des miettes. Au Chalet-Reynard, les étalages étaient presque vides... c'est dommage, c'est fâcheux...

A l'arrivée, le repas est correct, le vin à volonté (c'est rare, merci !) le site confortable, rien à redire si ce n'est le traditionnel coupon-boisson "coca". Un gobelet et c'est tout... Après tout, tu n'as fait que 170 bornes, le Ventoux et tout le reste !



POINTS FORTS :

- Circuits très sélectif,
- Paysages somptueux,
- Organisation sérieuse.

POINTS FAIBLES :

- Ravitos pour les derniers,
- Arrivée merdique.


NOTE D'ERIC : 3,5 / 5

En conclusion, La Ventoux est une cyclo très dure, très belle. Une superbe préparation pour les cyclos montagnardes de l'été. Le parcours est équilibré, les routes pittoresques, à l'abris de la circulation. L'ambiance est sérieuse, pas des plus conviviale, mais c'est pas le but de la maison. Les points noirs sont les ravitos, l'arrivée plus que merdique et le coupons-boisson que je ne digère toujours pas...

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Laurent 04/03/2009 22:32

C'est en lisant les récits (ou présentations) des autres que je me rend compte d'avoir de la chance de pouvoir grimper le Ventoux à tout moment ou de pouvoir me balader dans les Dentelles de Montmirail. Et alors que j'habite à moins de 30km de Beaumes de Venise, je n'ai jamais couru la Ventoux !!! Suis-je pardonnable ?
En effet ces routes sont magnifiques et ne permettent pas les faiblesses. Mais vaincre le Géant est toujours un moment fort, émouvant, même pour moi qui le monte plus de 15 fois par an.
Je suis tout à fait d'accord avec toi pour le site d'arrivée, c'est vraiment limite. Les arrivées en groupe doivent être chaudes.